Le campus des métiers, demain…

Projet de création d’un Campus des métiers de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Biodiversité et des nouveaux services à la personne, en milieu rural
(En route vers le futur…)
CAMPUS « AGRIPROVERT »

Suite à la Réforme de l’Enseignement Professionnel en France – 2018

En Préambule

L’objectif est de créer, à l’horizon 2025, un Campus sous contrat avec le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, dans le cadre du territoire de l’Agglomération de la Provence Verte.

Un campus attractif et tourné résolument
vers l’emploi et l’avenir.

 

Le Ministre de l’Éducation nationale envisage une réforme de l’enseignement professionnel. Une filière d’enseignement qui représente 700 000 élèves en France. Aujourd’hui, autour de 300 000 emplois ne sont pas pourvus dans notre pays (…) Les chefs d’entreprise cherchent à employer des jeunes et ils n’ont pas les personnes qualifiées, d’après le Ministre de l’Éducation Nationale.

C’est pour cela qu’une réforme, « cohérente avec la réforme de l’apprentissage » est en préparation. Elle a pour objectif de « donner toute sa valeur à l’enseignement professionnel » en lui apportant « toute son attractivité, son prestige et son efficacité au service des élèves ».
C’est dans ce cadre que l’Enseignement Agricole Privé s’inscrit, en relevant plusieurs défis :

  • Développer une agriculture « humaine et moderne », en valorisant le développement durable et répondre aux besoins de formation, en agriculture, dans le cadre de la Provence Verte,
  • Favoriser l’insertion des jeunes au service d’un territoire « La Provence Verte» et de façon générale la dynamique de l’emploi,
  • Répondre aux nouveaux métiers de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Biodiversité et des nouveaux services à la personne, en milieu rural.

Le CNEAP : Conseil National de l’Enseignement Agricole Privé
Le CNEAP est un réseau d’établissements d’enseignement agricole privés et de centres de formation vers les métiers de la nature et du vivant. Avec 51.000 élèves et étudiants, 3000 apprentis, 4500 élèves ingénieurs et 11000 stagiaires adultes, le réseau CNEAP est un acteur majeur de l’enseignement agricole en France. Les lycées du CNEAP accueillent sur tout le territoire français, en externat, demi-pension et internat, les jeunes de la classe de 4ème aux écoles d’ingénieurs.

Un territoire dynamique, l’Agglomération de la Provence Verte

La Communauté d’agglomération de la Provence Verte  est une communauté d’agglomération française, située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Elle est née, le 1 janvier 2017, de la fusion de la communauté de communes Comté de Provence, de la communauté de communes Sainte-Baume Mont-Aurélien et de la communauté de communes du Val d’Issole.

Le projet de schéma départemental de coopération intercommunale de 2015 a souhaité une fusion des trois communautés de communes Comté de Provence, Sainte-Baume Mont-Aurélien et du Val d’Issole pour constituer une nouvelle agglomération de 95 278 habitants en 2014, articulée autour des pôles urbains de Brignoles et Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.

L’arrêté de création a été pris le 5 juillet 2016.

Elle est composée des 28 communes, s’étendant sur 947,50 km².

 

La création d’un pôle agricole sur St Maximin (Projet FEADER/ Cave coopérative), les PVC (Point de vente collectif) de St Maximin et de Brignoles/Cotignac, Les Comité de pilotage RHD, la création de 5 ZAP, dont celle de St Maximin, de plus de 1850 ha, … montrent la dynamique du territoire pour favoriser une certaine autonomie alimentaire.
Les Assises de l’Agriculture, en Provence Verte, ont montré la dynamique en question, avec l’idée de créer rapidement un Projet Alimentaire Territorial.

Enfin, la création de la légumerie de St Maximin favorise peu à peu la RHD (Restauration Hors Domicile) locale, en lien avec le lycée agricole de St Maximin, établissement dynamique et partenaire du PAT (Projet Alimentaire Territorial).

 

Une volonté forte des acteurs de la Provence Verte, de s’orienter vers une autonomie alimentaire.

Le territoire de l’agglomération de la Provence Verte compte de nombreuses initiatives œuvrant déjà pour une alimentation locale et de qualité.
Dans la suite des Premières Assises de l’Agriculture en Provence Verte, organisées le 1er décembre 2016, une série de réflexions a été engagé dans le but de proposer les grandes orientations agricoles des 10 prochaines années, sur le territoire de la Provence Verte. Cette réflexion, en lien avec le Lycée Agricole de St Maximin, s’inscrit dans la volonté de remettre au cœur de la vie économique et sociale un secteur agricole en pleine transition, avec l’idée de diversifier et de pérenniser les activités agricoles locales, de favoriser l’emploi et de construire progressivement un Projet Alimentaire Territorial qui puisse répondre aux besoins du territoire. Prévu dans l’article 39 de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014, un projet alimentaire territorial vise effectivement à produire une alimentation locale, de saison et de qualité :

  • créatrice d’emploi ;
  • source de revenus équitables ;
  • accessible à tous ;
  • porteuse de sens ;
  • facilitatrice de lien social et de bien-être (lien intergénérationnel, interprofessionnel, mixité sociale et culturelle, lien entre anciens et nouveaux habitants du territoire) à différentes échelles (voisinage, ville ou village, territoire).

Cette démarche territoriale nécessite d’agir ainsi à plusieurs niveaux, avec l’idée de produire localement en préservant les terres agricoles, en accompagnant les jeunes agriculteurs dont le métier est en pleine mutation et en respectant l’environnement physique et biologique

a) Le Foncier agricole : un atout et un enjeu considérable.

Ceci constitue une priorité pour relancer le secteur agricole, avec notamment :

  • La remise en production des terres agricoles en friche, avec une reconquête à définir sur la forêt ;
  • La mise en place de Zones Agricoles Protégées (ZAP), avec une animation active par la Chambre d’Agriculture du Var ;
  • Une animation foncière active sur le territoire, avec la SAFER (droit de préemption, encouragement du fermage, aménagement foncier respectueux du territoire, renforcement des moyens de la SAFER par l’embauche, par exemple, d’un agent foncier supplémentaire, …) ;
  • Un aménagement implantant les nouveaux bâtiments agricoles sur les ruptures des reliefs (pieds et replats des pentes, ou marges des parcelles) afin de préserver le cœur des terres arables et cultivables.

b) L’Adaptation à l’environnement physique et biologique.

C’est l’adoption de méthodes de production plus adaptées aux conditions environnementales changeantes, notamment :

  • Réduire les intrants chimiques (charte zéro-phyto…) ;
  • Gérer durablement l’eau ;
  • Développer des systèmes de production respectant les concepts de l’Agroécologie ;
  • Favoriser et expérimenter des systèmes de production respectant l’Agroforesterie (dans les vignobles, les oliveraies et les centrales photovoltaïques, …), ainsi que la Permaculture ;
  • Aider les agriculteurs à la conversion en Agriculture biologique ;
  • S’orienter systématiquement dans les 10 ans, vers une agriculture respectant les principes de la PBI (Protection Biologique Intégrée) ;
  • Respecter la future Charte agricole du Parc Naturel Régional de la Sainte-Baume ;
  • Développer le sylvo-pastoralisme, dans le cadre de l’aménagement de la forêt et développer le pastoralisme en milieu viticole. Accompagner le Plan d’Occupation Pastoral Intercommunal (POPI) mis en œuvre par le CERPAM.

c) Le métier des jeunes agriculteurs en pleine mutation.

La transmission et l’installation agricole : un axe majeur, avec :

  • La mise en place d’un accompagnement à la transmission d’exploitations par la Chambre d’agriculture du Var, en lien avec les Jeunes agriculteurs (JA) et l’ADEAR ;
  • L’aide à l’installation par la formation (Lycée agricole de St Maximin) et l’accompagnement de porteurs de projets non issus de l’Agriculture ;
  • La création d’espaces-test pour la mise en situation de jeunes souhaitant s’installer en partenariat avec l’ADEAR et la Chambre d’Agriculture du Var ;
  • L’aide financière à la diversification et notamment à la conversion à l’agriculture biologique ;
  • La création d’un Forum annuel territorial de l’Installation agricole.

d) L’accompagnement du métier d’Agricultrice/ Agriculteur.

C’est l’idée de donner du « sens » au travail agricole, avec l’accompagnement du métier d’Agricultrice / d’Agriculteur (producteur) vers la transformation et la distribution locale, qui s’inscrit dans une démarche plus humaine et en quête de sens. C’est l’idée de favoriser les circuits courts, et le lien humain entre les consommateurs et les producteurs. C’est aussi mettre en place un appui technique auprès des nouveaux maraichers, notamment au travers d’AGRIBIOVAR et la Chambre d’Agriculture du Var.

e) Le lien social.

L’objectif est d’utiliser l’agriculture et les produits agricoles locaux comme des facteurs de lien social, en privilégiant :

  • Les liens intergénérationnels ;
  • La mixité sociale ;
  • Les aspects interculturels ;
  • Les éléments d’intégration pour les nouveaux arrivants sur le territoire.

C’est aussi l’idée de lutter contre toute forme d’isolement.
Aussi, les métiers des services à la personne vont évoluer rapidement dans le contexte actuel. Les secteurs de la Petite enfance, l’éducation, l’accueil, le tourisme, l’accompagnement des personnes âgées, les nouveaux services, … sont à ré-imaginés dans un contexte de la Provence Verte.

f) Une dynamique agricole et locale à soutenir.

La création de deux pôles agricoles en Provence Verte.
L’objectif est de créer deux grands pôles agricoles, complémentaires et interdépendants :

  • Un pôle agricole à Brignoles, soutenu par le Service Agriculture de la nouvelle Communauté d’Agglomération Provence Verte (projet de ZAP à Brignoles, Tourves et La Celle), des ateliers de transformations, RHD, …
  • Un pôle agricole à Saint-Maximin, qui est déjà en cours de création avec :
  • La mise en place d’une ZAP sur 800ha dans la plaine ;
  • La fusion des deux coopératives viticole et fruitière ;
  • La mise en place d’un point de vente collectif géré par les producteurs locaux ;
  • La création de 4 espaces-test pour la mise en situation de jeunes agriculteurs souhaitant s’installer en production légumière et/ou avicole – porcine ;
  • La mise à disposition d’outils de transformation aux agriculteurs par le lycée agricole (légumerie, tuerie, atelier de transformation…) ;
  • La création d’un espace multimodal et logistique (chambre froide et conditionnement).

g) Une Valeur Ajoutée des produits agricoles bruts à favoriser.

L’objectif est de soutenir une production agricole locale diversifiée, avec :

  • La mise à disposition aux agriculteurs d’outils de transformation leur permettant de valoriser leurs produits avec une plus-value (légumerie, tuerie, fromagerie…) ;
  • La mise à disposition de locaux mutualisés à vocation agricole (chambre froide, lieu de stockage, point de vente collectif…).

h) Le soutien à la Viticulture.

La Viticulture, secteur dynamique, doit travailler sur la promotion de l’appellation Côteaux Varois en Provence en s’appuyant sur le Cluster viti-vinicole, la maison des Vins des Côteaux Varois en Provence, le lycée agricole et les acteurs locaux de la filière par :

  • Une démarche qualité reconnue (montée en gamme, goût, environnement…) ;
  • Un renforcement de l’identité du territoire (démarche collective, bouteille originale, étiquette remarquable, une commercialisation ciblée et diversifiée…) ;
  • Un développement du vignoble de coteaux pour les AOP de Provence et les vins de pays de qualité.

i) La durabilité agricole par la diversification accélérée.

Une diversification des productions agricoles.
C’est l’idée de soutenir des projets de diversification des productions agricoles, peu présentes sur le territoire,  pour lesquels il y a une forte demande locale :

  • Le maraichage : fruits et légumes ;
  • La production de viande : volaille, lapin, ovin, caprin, bovin, porcin… ;
  • La production céréalière, avec la mise en place d’une filière de production de céréales « bio » pour fournir localement les éleveurs (pois, blé, fèverole, avoine, …) ;
  • La production laitière : lait de chèvre, lait de brebis, lait d’ânesse (cosmétique), produits laitiers transformés (fromages, yaourts, lait frais…),
  • La production de plantes aromatiques, secteur porteur et rémunérateur.
    Un Patrimoine alimentaire local.

C’est redécouvrir une production agricole de variétés de fruits et légumes qui font partie du Patrimoine alimentaire local de notre territoire :
Légumes :

  • Courge de Rians ;
  • Pois chiche de Rougiers et de Rocbaron ;
  • Légumineuses (dont haricots blancs lingots) de la moyenne vallée de l’Issole (Néoules, La Roquebrussanne, Garéoult …) ;
  • Oignons et pommes de terre de Montmeyan ;
  • Plantes aromatiques ;
  • Safran.

Fruits :

  • Châtaigne de Camps-la-Source ;
  • Coing de Cotignac ;
  • Prune et poire de Brignoles ;
  • Figue de Salernes et de Soliès-Pont ;
  • Cerise de Provence ;
  • Olive et huile d’olive, Raisin de table, Truffe, Amande, Miel…

j) L’innovation agricole locale : un enjeu stratégique.

L’utilisation des nouvelles technologies.
L’utilisation de nouvelles technologies dans l’agriculture dans l’objectif d’améliorer la productivité et le revenu agricole, avec notamment :
• Une production locale d’énergie éolienne et photovoltaïque intégrée dans le paysage de la Provence Verte ;
• L’expérimentation de l’utilisation de drones (production, livraison, surveillance…) ;
• L’utilisation de capteurs permettant d’identifier la maturation optimale pour les récoltes ;
• La valorisation des déchets verts (méthanisation, lombri-compostage…) ;
• L’utilisation des nouvelles technologies au service des Hommes, et toutes innovations qui répondent aux nouvelles problématiques environnementales.
k) L’utilisation d’une monnaie locale.
C’est l’utilisation sur le territoire d’une monnaie locale comme un outil pour « consommer autrement », en valorisant les producteurs locaux, notamment à travers :
• Les points de vente collectifs locaux, en circuit direct ;
• Les circuits courts (marchés agricoles locaux, vente directe…)
• Les AMAP et réseaux de distribution de paniers ou colis alimentaires ;
• Le réseau des producteurs engagés ;
• La future Maison de Pays du PNR de la Sainte-Baume.
Vers un Projet Alimentaire Territorial …
l) Une stratégie politique à bien identifier.
Le développement d’une agriculture locale raisonnable se réalisera non seulement avec la formation et l’accompagnement des jeunes, mais aussi en maintenant et en développant des exploitations de proximité pratiquant une agriculture locale et durable, en fournissant des produits de qualité (si possible en certification « Bio »), des produits de saison, variés, écologiquement sains et socialement équitables.
En résumé : Favoriser la diversification et la qualité des produits, en travaillant sur deux marqueurs : l’installation et le foncier.
Par ailleurs, le développement des productions locales se fera à travers une animation active alimentaire. Par exemple : l’organisation d’un salon sur l’alimentation en Provence Verte, une présence active et renforcée à la Foire de Brignoles, ou encore l’organisation d’événements culturels tels qu’un Festival de films documentaires et de fiction sur l’agriculture.
C’est aussi développer l’agrotourisme et la mise en valeur des produits du terroir.
Enfin, c’est favoriser l’éducation alimentaire dans la cadre de la RHD (Restauration Hors Domicile : cantines scolaires, cantines professionnelles, cafeterias, restaurants, sandwicheries-boulangeries,…).
En résumé : Remettre l’alimentation au cœur des préoccupations de la Provence Verte, en intégrant la Biodiversité, les nouveaux services à la personne et bien sûr une agriculture durable.

 

Un Porteur de Projet « fort » : le Lycée Agricole de St Maximin / Lycée Privé Provence Verte.

Un acteur reconnu : le Lycée Agricole, en Provence Verte.

Le Lycée est inscrit dans son territoire « La Provence Verte », avec l’ambition de favoriser la dynamique agricole et de services en milieu rural. Aussi, le Lycée agricole « Provence Verte », très ancré sur son territoire, et dans le cadre de la mission d’animation territoriale, possède de nombreux partenariats, tant sur les secteurs de la production, de la transformation et de la consommation.
• SAFER,
• Chambre d’Agriculture du Var, CERPAM,
• ADEAR du Var / Terreau Paysan,
• AgribioVar, Terre de Liens,
• Les AMAP de Provence,
• Les coopératives agricoles du territoire,
• Syndicats agricoles : JA, FNSEA, Confédération paysanne, Coordination Rurale
• Établissements scolaires (écoles, collèges, lycées),
• Acteurs sociaux (Provence Verte Solidarités, Garrigues, CSC du Val d’Issole, etc.)
• Professionnels de santé
• Grandes et Moyennes Surfaces de Saint-Maximin, Brignoles, Rocbaron et communes connexes,
• SIVED (territoire zéro déchet zéro gaspillage),
• Ecoscience Provence (Commerce Engagé), Associations locales (Prune de Brignoles, Lou Labo, Bzzz, Les Ateliers du Cabanon, association des Jardins Partagés du Val d’Issole, Incroyables Comestibles, etc.)
• Office de Tourisme de la Provence Verte,
• Chambre des Métiers et de l’Artisanat (métiers de bouche),
• Conseil Départemental du Var (direction des Collèges),
• AUDAT (agence d’urbanisme de l’aire toulonnaise),
• Syndicat Mixte du Pays de la Provence Verte et PNR de la Sainte-Baume
• Réseau Rural PACA (groupe de travail régional sur les PAT),
• ARPE PACA, PMI, ADMR, Associations de service à la personnes,
• Conseil Régional PACA, INRA d’Avignon.
Le lycée agricole s’inscrit donc dans le cadre des 5 missions de l’enseignement agricole.
L’enseignement agricole a cinq missions, attribuées par la loi d’orientation agricole du 9 juillet 1999 :
• assurer une formation générale, technologique et professionnelle initiale et continue ;
• participer à l’animation du milieu rural ;
• contribuer à l’insertion scolaire des jeunes, sociale et professionnelle de ces derniers et des adultes ;
• contribuer aux activités de développement, d’expérimentation et d’innovation agricole et agroalimentaire ;
• participer aux actions de coopération internationale en favorisant les échanges et l’accueil d’élèves, d’apprentis, d’étudiants, de stagiaires et d’enseignants.

Vers un Campus des métiers de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Biodiversité et des nouveaux services à la personne, en milieu rural.

L’objectif est de regrouper dans le cadre de l’Agglomération de la Provence Verte :
Un Pôle sur St Maximin, avec plusieurs grandes orientations : (site existant)
• La formation des plus jeunes (formation initiale scolaire)
• Une exploitation agricole innovante,
• Un espace test agricole et une pré-couveuse pour des jeunes en formation initiale,
• Des espaces de transformation et de vente : légumerie, atelier de découpe, Point de vente collectif,
• Une crèche d’entreprise,
• Une maison de retraite avec un accueil de jour, qui est destiné à des personnes vivant à domicile. Il permet de les accueillir pour une période allant d’une demi-journée à plusieurs jours par semaine.
• Un internat d’excellence et d’éducation, encore renforcé.
Un Pôle sur Brignoles, avec plusieurs grandes orientations : (site à créer)
• Une structure de formation pour raccrocher les jeunes les plus en difficultés : école de seconde chance et classes préparatoire à l’apprentissage (CPA),
• Une structure de formation par apprentissage (CFA/UFA),
• Une structure de formation continue, pour l’accompagnement des adultes,
• Une structure de formation supérieure, en agriculture et / ou en service en milieu rural,
• Un espace test agricole, complémentaire à celui de St Maximin,
• Une couveuse créatrice d’entreprises en lien avec l’UPV, et le Cluster,
• Une exploitation agricole innovante, complémentaire à celle de St Maximin,
• Des espaces de transformation et de vente, qui restent à définir,
• Une crèche d’entreprise,
• Une maison de retraite pour des résidents de jour,
• Des logements sociaux, pour les étudiants, les apprentis et les adultes.
Le pôle sur le site de Brignoles est donc à créer, pour un horizon 2020/2025.

Les besoins primaires sur la commune de Brignoles :
• 10 à 15 hectares de terres agricoles, intégrant l’espace test,
• 1 hectare de terrain constructible pour implanter les bâtiments,
• Bâtiments ERP : 4000 m2, comprenant 10 salles, un pôle administratif, logements, crèche, ateliers agricoles divers, maison de retraite, … Un Phasage des travaux sera réalisé sur une période de 10 ans.
Un campus avec 4 objectifs :
a) L’éducation : l’objectif est de favoriser une approche éducative préventive, constructive et respectueuse. C’est l’idée de recevoir les nouvelles générations d’élèves ou d’adultes en leur donnant le goût de l’effort, le « sens » critique de ce qui est « juste » et « bon », la valeur du travail, et l’ouverture sur un monde en pleine transition. Les priorités restent le « bien-être » de tous sans jamais « juger » et leur réussite scolaire, professionnelle et personnelle, dans le cadre d’une mixité sociale et culturelle. Notre ambition est de trouver pour tous les jeunes et les adultes une solution tournée vers leur réussite scolaire, professionnelle et personnelle, tout en respectant le rythme de chacun. L’internat devient donc un fabuleux outil pour éduquer les plus jeunes, en lien étroit avec leur parent.

b) La formation : l’objectif sera d’accompagner par année :
• 100 décrocheurs de 16 ans à 25 ans,
• 200 apprentis, du CAPA à la Licence Professionnelle,
• 10 000 à 30 000 heures stagiaires pour les adultes, (Stages courts, stages de perfectionnement, …)
• Création de 5 entreprises par année, par le biais de la couveuse, en lien avec les Branches Professionnelles (UPV, Chambre d’Agriculture, l’ADEAR …)
• Insérer dans l’emploi local non délocalisable plus de 50 salariés en Provence Verte, par année.

c) Le développement : l’objectif sera d’initier et d’accompagner l’émergence d’une nouvelle filière agricole par année en Provence Verte, en circuit court : Prune de Brignoles, Coings de cotignac, légumes, viandes, Agroforesterie en Provence Verte, … ou de nouveaux services à la personne (de la petite enfance aux personnes âgées). La mise en place d’un CLUSTER d’entreprise est déjà effective, dans le cadre du Rosé de Provence.

d) L’innovation : l’objectif sera de créer un à deux nouveaux concepts de produits alimentaires par année, ou de nouveaux services à la personne.
En ce qui concerne la formation supérieure, un projet de partenariat avec l’ISARA de Lyon (école d’ingénieur Agricole) est en cours.

L’objectif premier est donc d’insérer les jeunes, au plus proche de l’emploi, de la création d’entreprises innovantes et du développement durable, dans un cadre de production agricole, d’aménagement et de service aux personnes, en favorisant la mixité sociale et l’approche intergénérationnelle, et tout ceci dans le contexte du projet de la Provence Verte.
Aussi, une dimension de coopération internationale sera accompagnée dans le cadre de l’établissement : partenariat avec l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Slovénie, Madagascar, … Cela représente un axe fort de l’Enseignement agricole : une des 5 missions. L’Italie et l’approche transfrontalière pourraient être des moteurs de développement.
Enfin, le Lycée Privé Provence Verte, situé à St Maximin (83), pourra accompagner la création de ce nouveau Pôle sur Brignoles, sous contrat avec le Ministère de l’Agriculture, en vue de la création du Campus des métiers de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Biodiversité et des nouveaux services à la personne, en milieu rural.